Questions fréquemment posées
Sur ce site, vous découvrirez ce qu’est le Télescope Einstein et quelles sont les opportunités offertes par cet observatoire souterrain pour l’Eurorégion Meuse-Rhin, pour la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne et, plus largement, pour la science. Nous avons mis en évidence les réponses aux questions les plus fréquemment posées, que vous trouverez ci-dessous.
Quoi, comment et pourquoi ?
Le design final doit encore être approuvé par l’organisation au niveau européen. Le projet du Télescope Einstein Telescope dans cette Eurégio Meuse-Rhin (EMR) prévoit un tunnel triangulaire avec des bras de 10 kilomètres de long, pour une longueur totale donc de 30 kilomètres. Il s’agit d’un observatoire souterrain qui sera situé à une profondeur de 250 à 300 mètres. À chaque sommet de ce triangle, des cavernes seront creusées en profondeur. Les rayons laser de l’instrument y seront émis et traverseront les bras de 10 kilomètres (dans les tubes des tunnels). Chaquerayon de laser sera divisé en deux faisceaux qui seront ensuite réfléchis par des miroirs aux extrémités opposés des bras, au sein de ces cavernes-mêmesUn ascenseur reliera chacun des trois sommets avec la surface. Ces puits permettront également d’effectuer la maintenance à l’intérieur des tunnels et d’intégrer de nouvelles innovations dès qu’elles seront disponibles.
Le Télescope Einstein fournira bientôt aux scientifiques un détecteur souterrain (observatoire) où les ondes gravitationnelles pourront être étudiées. On s’attend à ce qu’il soit alors possible de “remonter” jusqu’à peu de temps après le Big Bang. Ce dispositif de mesure dix fois plus précis que ses prédécesseurs fournira de nombreuses informations nouvelles sur l’origine de notre univers.
Dix fois plus précis, cela signifie que l’on peut mesurer mille fois plus d’ondes gravitationnelles. Alors qu’il ne mesure qu’une fois par semaine, le Télescope Einstein pourra mesurer une onde gravitationnelle une centaine de fois par jour. Il est impossible de dire à l’avance quelles seront les informations exactes qui en résulteront et où elles pourraient mener. Mais les scientifiques du monde entier sont convaincus qu’elles seront nombreuses.
Lorsque les pays européens, réunis au sein de l’ESFRI (European Strategy Forum on Research Infrastructures), conviennent qu’une installation de recherche est d’une grande importance pour la science, le projet de cette installation est inscrit sur la feuille de route ESFRI. Il s’agit d’une liste de priorités européennes dans laquelle la communauté scientifique indique les projets les plus importants. En tant que tels, ce sont également les projets pour lesquels l’argent de la science serait dépensé de manière responsable. En 2021, les scientifiques et les ministères européens ont décidé que ce projet figurerait sur la feuille de route européenne et devrait être réalisé dans les dix ans.
Il est impossible de le dire pour l’instant. Nous sommes optimistes, mais la réalité est que nous en sommes encore à la phase de faisabilité. En 2021, les scientifiques et les ministères européens ont décidé d’inscrire ce projet dans la feuille de route européenne (ESFRI) dans l’objectif de le concrétiser dans un délai de 10 ans. Ces scientifiques, réunis au sein de l’Einstein Telescope Organisation (ETO), et ces ministères, réunis au sein du Board of Governmental Representatives (BGR), travaillent actuellement à l’élaboration du projet, du calendrier de réalisation et du choix du site. Notre Euregio Meuse-Rhin n’est pas l’unique candidate pour accueillir ce projet, l’île italienne de la Sardaigne et ainsi que le Land allemand de la Saxe souhaitent également construire ce Télescope. Entre-temps, notre Euregio travaille d’arrache-pied à l’élaboration d’un dossier de candidature visant à démontrer la faisabilité technique, organisationnelle et financière du projet. Ce dossier sera prêt fin 2026. Selon l’état d’avancement actuel, le choix du site parmi les candidats, à savoir entre « notre » région frontalière dans l’Euregio Meuse-Rhin, la Sardaigne et la Saxe, sera effectué au niveau européen dans le courant de l’année 2027.
Le sol de cette région semble particulièrement adapté à la construction du Télescope Einstein. Pour mesurer les ondes gravitationnelles, il est important que le sol soit le “moins bruyant possible”. Par “bruit”, nou sentendons notamment toutes les vibrations causées par l’industrie lourde, les chemins de fer ou l’exploitation minière. La couche supérieure meuble de ce sol atténue efficacement le bruit présent et les couches rocheuses dures situées en-dessous (à 250-300 mètres de profondeur) semblent bien adaptées à la construction des tunnels ou des bras du Télescope.
La grande région urbaine environnante dispoe également d’instituts de recherche et d’entreprises de haute technologie de premier plan, qui rendent la recherche scientifique et la réalisation de cet observatoire plus que possible. Pensons, à cet exemple, au triangle de technologie de pointe formé par les villes de Louvain, Eindhoven, et d’Aix-la-Chapelle, qui comprend bien sûr les Universités de Liège, Hasselt et de Maastricht. De plus, cette région bénéficie également d’excellents réseaux d’infrastructures et de transports en commun, ainsi que d’un écosystème international attractif pour y vivre et s’y installer.
Dès le départ, la situation et la positionde notre Euregio Meuse-Rhin est donc favorable. Les premières études de faisabilité géologique et économique se sont révélées positives. Les instituts et les entreprises collaborent déjà pleinement dans le cadre d’un programme de recherche et de développement scientifique et industriel transfrontalier. Finalement, pour chapeauter et diriger la candidature tripartite, le bureau de projet ou Project Office situé à Maastricht actuellement sur les études et les préparatifs nécessaires à l’élaboration d’un dossier de candidature (le bid book)
Le projet en est encore à la phase de faisabilité pour les années à venir. Cette phase doit permettre de déterminer si le Télescope Einstein peut réellement être construit dans l’Euregio Meuse-Rhin. La phase de faisabilité nécessite encore de nombreuses recherches. Il s’agit notamment d’études géologiques du sol afin de trouver l’emplacement idéal pour les trois sommets dans la zone de recherche. Parallèlement, tous les aspects liés à la construction d’un observatoire souterrain sont examinés. Cela va bien au-delà des simples questions techniques de construction. Que faire des terres et eaux excavées ? Comment seront organisés les aspects logisitiques qui en découlent ? Quelles seront les conséquences pour l’environnement ? Le Télescope Einstein peut-il être construit de manière suffisamment durable ? Les engagements financiers suffiront-ils pour ce projet? Toutes ces questions sont actuellement en cours d’examen.
Les Pays-Bas, la Belgique et la Rhénanie-du-Nord-Westphalie oeuvrent ensemble pour mener cette candidature commune. L’Allemagne (au niveau fédéral) doit encore déterminer quelle candidature définitive elle soutiendra, mais son gouvernementa déjà inscrit le Télescope Einstein sur la liste des projets scientifiques importants en juillet 2025.
Au sein du bureau de projet du Télescope Einstein en EMR, des experts de diverses disciplines et institutions collaborent sur certaines parties de l’étude de faisabilité. Ils ont, par exemple, examiné les différences entre les législations et réglementations en matière d’urbanisme et leur importance pour ce projet
Des équipes composées de membres des trois pays et institutions travaillent également dans les domaines de la recherche sur la durabilité, des forages, des aspects sismiques, de la participation citoyenne ou encore de l’énergie.
À l’heure actuelle, 11 pays européens se sont ralliés à l’initiative du Télescope Einstein. Il s’agit de la Belgique, des Pays-Bas, de l’Italie, de l’Espagne, du Royaume-Uni, de la Pologne, de l’Autriche, de la France, de la Croatie et de la Grèce. L’Allemagne, onzième pays, a pour l’instant un rôle d’observateur, mais devrait rejoindre le projet dans un avenir proche.
Ces pays, réunis au sein du « Board of Representatives » ou BGR, voteront le site d’implantation au niveau gouvernemental en 2027.
La position de départ de notre Eurorégion pour y implanter le télescope Einstein est excellente. Les premières études de sol semblent favorables. De plus, le paysage paisible offre les garanties nécessaires à de bonnes mesures scientifiques. Enfin, l’Eurorégion environnante, plus vaste, compte des instituts de recherche et des entreprises de haute technologie de premier plan qui rendent possibles la science et la réalisation du télescope Einstein. Il s’agit également d’une région dotée de bonnes infrastructures et d’un climat de vie et d’affaires international attrayant.
Et qu’en est-il de la zone frontalière elle-même ? La Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne, et en particulier cette Eurorégion où l’on espère que l’observatoire souterrain sera construit, joueront un rôle de premier plan dans le monde dans le domaine de la science. L’infrastructure de la connaissance dans l’Eurorégion Meuse-Rhin est déjà en bon état avec la zone technologique de pointe entre Louvain, Aix-la-Chapelle, Eindhoven, Maastricht et aussi avec celles de la région de Liège, mais elle sera beaucoup plus forte. Dans un monde qui évolue rapidement et où l’application pratique des connaissances joue un rôle de plus en plus décisif, c’est important. Avec le télescope Einstein, il y aura également un aimant pour garder et attirer les meilleurs talents dans le domaine des sciences naturelles et de l’ingénierie dans notre Eurorégion. Le télescope Einstein génère également une multitude d’activités économiques et d’emplois pour l’Eurorégion. Et pas seulement pour la science elle-même. Il fournit également des emplois à des personnes ayant reçu une formation pratique dans les environs et donne un élan supplémentaire aux équipements régionaux et locaux tels que le commerce de détail.
En outre, les activités scientifiques et économiques ne se dérouleront pas sous terre ou dans le paysage, mais dans les instituts de recherche et les entreprises de l’Eurorégion, où les préparatifs sont déjà en cours. Des études montrent, par exemple, que chaque euro investi dans le télescope Einstein générera une valeur ajoutée économique multipliée par trois. La région en bénéficiera également sur le plan social. En outre, les recherches montrent que l’arrivée du télescope Einstein créera environ 500 emplois directs et 1150 emplois indirects à tous les niveaux de formation. Le télescope Einstein offre donc des opportunités aux générations futures. C’est un moteur pour une Eurorégion saine et pour la prospérité, qui à son tour peut contribuer à (plus de) bien-être.
L’Euregio Meuse-Rhin n’est pas la seule candidate pour construire le Télescope Einstein. La Sardaigne en Italie et le Land allemand de la Saxe se sont portés candidats et travaillent également sur leurs études respectives de faisabilité.
Le choix final sera conclu au niveau inter-gouvernemental par les pays européens qui se sont ralliés au projet du Télescope Einstein. Le comité chargé de choisir le site et la procédure à suivre doit encore être déterminé. Il est toutefois certain qu’il sera composé de représentants des pays qui se sont déclarés favorables au projet, à savoir les Pays-Bas, la Belgique, l’Italie, l’Autriche, la France, la Pologne, l’Espagne, le Royaume-Uni, la Grèce et la Croatie. L’Allemagne, quant à elle,concerve actuellement un poste d’observateur.
Outre les avantages que le Télescope Einstein apportera à la science, il y a d’autres avantages à mentionner. Le développement du télescope Einstein permettra de mettre au point de nouvelles techniques qui nous seront également utiles dans la vie de tous les jours. Des innovations qui, à terme, conduiront à des avancées dont tout le monde bénéficiera dans la vie de tous les jours. Les infrastructures de recherche précédentes, telles que le CERN, ont fait des découvertes révolutionnaires qui ont également changé notre vie quotidienne. Pensons à l’internet, au GPS ou aux scanners médicaux et aux équipements de radiothérapie. L’expérience montre que ces avantages plus dérivés sont souvent tout aussi importants que les avantages que le projet apporte à la science.
La candidature relève en premier lieu de la responsabilité des pays participants. Dans notre cas, il s’agit donc de la Belgique, des Pays-Bas et de l’Allemagne.
À l’échelle européenne, les ministères cherchent à conclure des accords sur l’organisation et le financement de ce projet. La décision finale reposera sur un vote, pour lequel les régions candidates devront présenter une proposition à la fois scientifiquement solide et financièrement crédible, capable de convaincre l’ensemble des pays décideurs.
En effet, les pays candidats – et plus particulièrement la région d’implantation – seront les premiers à bénéficier de cette infrastructure, tant en matière de retombées scientifiques qu’économiques. Le coût de la construction du Télescope Einstein avait été estimé, il y a quelques années, à environ 2 milliards d’euros. En 2022, le gouvernement néerlandais a réservé environ 1 milliard d’euros via le Fonds national de croissance pour les phases préparatoires et la construction.
De son côté, le Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Westphalie s’est déclaré prêt à participer au financement, sous réserve de l’accord du gouvernement fédéral à Berlin. En Belgique, la Flandre a quant à elle provisionné 200 millions d’euros en vue de la réalisation du projet. L’exploitation du Télescope Einstein est prévue pour une durée de 50 ans.
À ce stade, la répartition précise des coûts liés à son exploitation, ainsi que le niveau des contributions attendues de la part des autres pays participants, n’ont pas encore été définitivement arrêtés.
La planification actuelle prévoit que la construction commencera au plus tôt en 2028. S’il apparaît clairement que le télescope Einstein sera construit dans cette région, trois ans seront alors prévus pour les préparatifs de la construction et les procédures de planification et d’autorisation. Pour la construction proprement dite, sept ans sont prévus : entre 2028 et 2035.
Un grand projet de construction comme le télescope Einstein ne sera pas sans inconvénients. Il ne faut pas s’y tromper, c’est impossible avec de tels projets. Nous sommes conscients que nous sommes des “invités” dans une région magnifique et riche en nature. Cela signifie également que nous en tiendrons compte autant que possible lors de l’élaboration de nos plans. En outre, il est évident que nous devrons ultérieurement respecter les règles, les règlements et les lois, comme c’est le cas pour tout grand projet de construction.
Une fois que l’emplacement exact dans cette Eurorégion sera connu, nous pourrons élaborer des plans de construction plus concrets. L’une des questions centrales est de savoir comment minimiser les inconvénients pour les habitants de la région. Par exemple, une étude logistique est en cours sur l’utilisation de la gare de triage de Montzen (Wallonie). Le transport par rail permettrait de réduire considérablement le nombre de mouvements de camions.
Oui. Nous considérons que c’est une garantie pour peser correctement tous les intérêts dans un projet de cette envergure afin d’aboutir aux meilleurs choix. Pour ce faire, nous examinons avant tout la faisabilité par rapport aux plans d’aménagement du territoire et aux réglementations dans lesquelles de nombreuses questions environnementales sont définies. Lors de la réalisation des études de faisabilité, nous sommes également en contact direct avec les municipalités et les habitants du voisinage direct afin de nous assurer qu’ils sont informés. L’évaluation de l’impact sur l’environnement est également préparée pendant la phase de faisabilité.
La durabilité est une question importante. Une étude exploratoire a été menée sur la façon dont la durabilité – au sens le plus large du terme – peut jouer un rôle dans les préparatifs, la construction, la période d’exploitation et même dès le démantèlement du télescope Einstein. Le thème de la durabilité devient donc un élément important de l’étude de faisabilité. C’est l’un des sujets qui sera naturellement pris en compte dans l’évaluation de l’impact sur l’environnement.
Le Télescope Einstein est un instrument de mesure très sensible. Pour cette raison, son environnement plus ou moins immédiat doit être dépourvu de tout bruit important. Les premières mesures souterraines réalisées en 2019 ont montré que la couche supérieure du sol, jusqu’à une profondeur d’environ 300 mètres, joue un rôle d’amortisseur naturel. Grâce à cet effet, le niveau de bruit sismique dans le socle rocheux sous-jacent est suffisamment faible pour répondre aux exigences du projet. Ces résultats confirment l’hypothèse selon laquelle l’Euregio Meuse-Rhin constitue un site d’implantation prometteur pour le Télescope Einstein.
Les mesures ont également mis en évidence une marge très limitée pour l’introduction de nouvelles sources de vibrations. Des études antérieures ont en effet démontré que les éoliennes sont une source importante de bruit, susceptible d’affecteur la sensibilité des instruments. C’est pourquoi le NIKHEF (ou l’Institut national néerlandais de la physique subatomique), le partenaire scientifique du bureau de projet du Télescope Einstein en EMR, a demandé aux autorités responsables de garantir qu’aucune nouvelle activité susceptible de générer de nouvelles sources de vibrations ne serait menée dans la zone de recherche pour le Télescope Einstein, ni dans un rayon de 10 kilomètres autour de celle-ci.
À la demande de NIKHEF, la province néerlandaise du Limbourg a mis en place des règles relatives à l’installation de nouvelles éoliennes ainsi qu’aux excavations du sol. Dans et autour de la zone de recherche du Télescope Einstein, les éoliennes sont désormais exclues, et toute excavation – notamment liée à une éventuellement exploitation minière – n’est autorisée que s’il est démontré qu’elle ne perturbe pas le fonctionnement du Télescope Einstein.
Du côté flamand, une lettre a été reçue confirmant l’exclusion de ces développements et indiquant que l’on veillera à ce que de tels développements ne se produisent pas en Flandre. Une opposition formelle aux initiatives en cours a également été annoncée.
Du côté wallon, l’importance de cette question a également été reconnue et le gouvernement wallon va examiner la compatibilité technique entre le Télescope Einstein et les éoliennes. Si ces deux installations s’avèrent incompatibles, les nouveaux projets d’énergie éolienne seraient suspendus jusqu’à la décision finale concernant l’emplacement du Télescope. Pour cette raison même, le Conseil d’État belge a retiré en avril 2023 plusieurs permis de consutrction de projets d’éoliennes dans la partie wallonne de la zone de recherche et de protection.
Pour la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, l’engagement a été pris qu’aucune activité nuisible au Télescope Einstein (ou à sa candidature) n’aurait lieu dans la région frontalière (Aix-la-Chapelle).
Entre-temps, la géologie complexe, ainsi que d’autres facteurs pertinents dans l’Euregio Meuse-Rhin, continue d’être étudiée afin de déterminer le site optimal pour Télescope Einstein au sein de cette eurorégion. Ces études devraient également permettre de mieux simuler les effets des éoliennes. L’objectif est de mieux comprendre comment mettre en œuvre des mesures d’atténuation du bruit afin de garantir la protection et le bon fonctionnement du Télescope Einstein.
Campagne de forage 2024
Les forages d’essai font partie de l’étude de faisabilité. Cette étude examine plus en détail la possibilité de construire le Télescope Einstein dans la région frontalière entre la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne.
Les forages d’essai permettent de dresser un profil géologique du sous-sol et de nous fournir des informations sur la composition et la stabilité du sous-sol, entre autres.
En 2024, 11 forages ont été réalisés. En 2025, 3 forages sont prévus pour l’instant.
À l’aide d’une foreuse, des échantillons de roche sont prélevés dans le sol à une profondeur de 250 à 400 mètres. La méthode de forage est comparable à celle utilisée pour retirer le trognon d’une pomme à l’aide d’un vide-pomme.
Les échantillons (des carottes extractées du sol) mesurent environ 100 centimètres de long et 10 à 15 centimètres de diamètre. Ces tiges sont enregistrées, puis analysées et stockées ailleurs.
En principe, pas grand-chose. Nous faisons tout notre possible pour forer dans le respect de l’environnement. C’était l’un des critères de sélection de l’entreprise de forage. La circulation routière ne subit aucune perturbation.
Tous les sites sont situés en périphérie et ceux-ci sites de forage sont temporaires, d’une taille comparable à celle d’un chantier de construction de maison.
Le forage des premiers mètres peut générer un certain bruit les premiers jours. Ensuite, dès que la foreuse s’enfonce plus profondément dans le sol, ce n’est plus le cas. Des mesures de circulation ne sont pas nécessaires, ou tout au plus pendant une courte période, lors de l’acheminement et du retrait de la foreuse et des autres équipements.
En incluant l’installation et le démontage du site temporaire, un forage dure en moyenne 10 à 12 semaines, dont environ 5 à 7 semaines de forage à proprement parler .
Les rejets d’azote seront limités autant que possible. Nous forerons à la fois à l’électricité et à l’aide d’une foreuse à moteur diesel.
Dans la mesure du possible, nous forerons à l’électricité. Cette méthode est généralement plus rapide, de sorte que l’ensemble du processus de forage prend moins de temps. Le générateur de la foreuse électrique est alimenté par un groupe électrogène qui utilise du diesel comme carburant. Pour réduire les émissions, nous utilisons la meilleure technologie disponible sous la forme d’un générateur économique et respectueux de l’environnement.
Nous travaillons également avec une installation de forage sur un camion. Dans ce cas, la machine de forage est alimentée par le moteur diesel du camion. L’azote libéré est réduit autant que possible à l’aide d’un filtre NoNoX.
Des consultations ont été menées avec les propriétaires privés, les utilisateurs des terres, les municipalités concernées et d’autres autorités au sujet des autorisations, des permis ou des exemptions nécessaires. Cela varie en fonction du pays et de l’endroit. Il va de soi que nous ne pouvons pas commencer à forer tant que ces dispositions n’ont pas été prises.
Non, en plus des forages, des mesures sismiques et de résistivité électrique sont également prévues. Les mesures sismiques utilisent des ondes sonores qui cartographient les couches dures du sol. Cela ressemble à une échographie dans un hôpital.
Les mesures de résistivité utilisent un courant faible pour déterminer la résistance électrique des différentes couches du sol. Cela permet de savoir à quels types de roches on peut s’attendre.
Les deux méthodes permettent de mieux cartographier la structure du sous-sol.
Alors que les mesures de forage et de sondage fournissent une image précise du sous-sol sur le site de forage, les mesures sismiques et de résistivité complètent cette image dans la zone des sites de forage.
D’autres forages suivront à une date ultérieure, qui se concentreront alors plus spécifiquement sur les emplacements possibles des trois sites d’angle. On ne sait pas encore combien de forages auront lieu et à quels endroits.
Lorsque le travail le permet, cela est possible à un certain nombre de moments sous la supervision de nos responsables de site. Ces horaires peuvent changer à la dernière minute, il convient donc de consulter le site web peu de temps à l’avance.
Quelques idées reçues :
Nous sommes actuellement encore dans la phase de faisabilité, qui doit démontrer et prouver de manière certaine que cette région est prête à tous égards pour accueillir le Télescope Einstein. Deux autres sites sont également en lice : la Sardaigne et la Saxe. Le choix final de l’emplacement du Télescope Einstein sera effectué en 2027, après quoi les préparatifs pour la construction proprement dite pourront commencer.
La réponse à cette question est sans équivoque : non. L’observatoire souterrain a besoin d’un sol stable et exempt de bruit. Ce site n’aurait jamais été envisagé si cette région frontalière présentait un risque accru de tremblements de terre et donc de dommages dus aux tremblements de terre. La construction et l’utilisation ultérieure du télescope à une profondeur d’environ 250 mètres dans le sol n’augmentent pas non plus le risque de tremblement de terre. Comparons-le à une pierre dure dans laquelle on perce un trou d’un côté à l’autre. Ce trou est très petit par rapport à l’ensemble de la pierre. Cela ne rend pas la pierre plus molle ou plus instable. C’est également ainsi qu’il faut considérer la construction du télescope d’Einstein par rapport à l’ensemble de la roche. Une autre comparaison est celle d’un tunnel automobile traversant une haute montagne, par exemple le tunnel du Gothard en Suisse : le tunnel ne rend pas la montagne instable.
Une comparaison avec les tremblements de terre à Groningue dus à l’extraction du gaz est également hors de question ici. À Groningue, le gaz est sous pression dans une couche poreuse située profondément sous la surface. Cette couche doit sa solidité à la présence de ce gaz. Lorsque l’on commence à extraire ce gaz, cette couche poreuse devient plus instable, ce qui peut entraîner des affaissements et des tremblements de terre. Le sol peut donc devenir plus instable, comme on l’a malheureusement constaté à Groningue.
Il n’y a pas non plus de comparaison possible entre le télescope Einstein et l’exploitation minière dans le sud du Limbourg. Lors de l’exploitation minière, des couches entières ont été extraites du sol, relativement près de la surface. C’est comparable à l’extraction du gaz à Groningue : si le sol de Groningue est devenu faible ou instable en raison de l’extraction de couches entières de gaz, il en a été de même dans la région du Limbourg méridional en raison de l’extraction de couches de charbon.
Sur ce point également, nous pouvons être clairs : non. Le lien entre le télescope Einstein et l’énergie nucléaire n’a jamais été discuté, ni pendant la construction, ni pendant l’exploitation, ni pendant la période qui suivra le démantèlement, 50 ans plus tard.
Nous avons indiqué qu’une fois le télescope Einstein construit, peu de choses de l’observatoire souterrain seront visibles dans les environs immédiats. Si la plupart des personnes qui travailleront bientôt pour le télescope le feront dans l’Eurorégion, elles ne le feront pas à l’intérieur et autour de l’observatoire lui-même. Par exemple, un centre de recherche sera plus probablement installé dans l’une des grandes villes environnantes. Le logement sera souvent axé sur ces villes. En outre, l’aménagement du territoire et l’offre de logements diffèrent également dans la région frontalière entre les trois pays. Le marché du logement sera évidemment surveillé à l’horizon 2035, et il existe encore une grande marge de manœuvre pour gérer cette situation.